La Terre qui meurt de René Bazin, ou la lutte pour la survie de la terre

L’histoire se passe en Vendée au milieu des marais

Toussaint Lumineau est métayer. Il adore la terre qui pour lui, est une matière noble, vivante, qui apporte à l’homme. Elle est son amie, il a un lien fort avec elle. Il compte fermement sur la reprise de la métairie par un de ses fils. Pour lui, il n’y a  aucun doute la-dessus. Mais il se heurte à des problèmes qu’il n’avait pas imaginés. Déjà, son fils ainé, Mathurin, est inapte au travail agricole. Son second fils, François trouve la labeur dur et ingrat et préfère quitter la métairie. Il ne reste plus que Driot qui revient de loin, qui est fort content de revoir le pays et dans un premier temps, s’attelle joyeusement à la tache. Mais lui aussi finit par trouver le travail trop astreignant pour le résultat escompté; alors qu’ailleurs, dans des pays lointains la fortune est à portée de mains. Tous ces revers affectent le métayer qui voit une trahison dans la défection de ses fils.

La vie à la métairie n’est pas facile. Elle est dépourvue de paix et de tranquillité. La souffrance de Mathurin, à elle seule engendre un certain malaise. Car, quoique son handicap l’oblige à l’immobilité, il tient à sa place d’ainé, qui est sensée lui conférer l’autorité et une certaine reconnaissance. Du fait, son comportement est composé de résistance amère à la fatalité, de jalousie envers ceux pour lesquels la vie a été généreuse.

Marie-Rose est la fille cadette, gentille, soumise, conciliante, mais elle aime le valet qui a été renvoyé, parce qu’il n’est pas question qu’en épousant la fille de la maison il en devienne le chef.

Belle histoire, dramatique certes, mais qui est adoucie par la description des  paysages qu’en fait René Bazin avec beaucoup de sensibilité et de finesse; et qui se termine agréablement sur une petite note d’espoir.

Extrait. « Ils inspectaient avec le même amour tranquille les fossés,, les barrières, les coins de champ aperçus au passage; ils réfléchissaient aux mêmes choses simples et anciennes, et en eux la méditation était le signe de la vocation, la marque du glorieux état de ceux qui font vivre le monde. »

René Bazin 1853-1932, était le grand oncle d’Hervé Bazin, lui aussi écrivain.

Cette œuvre « La Terre qui meurt », a rencontré un grand succès et a été adaptée au cinéma.

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